Pour amateurs de thé
Ou de maté
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Un peu plus d'info sur le maté ?
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Signalé il y a quelques minutes par Le Typographe, Fontographer est de retour en version OSX. Comme l’écrit Jean-Baptiste, “Pour 349 $ (ou 99 $ en mise à jour), cette version est compatible en natif avec Mac OS X, corrige des bugs, met à jour ses encodages, accepte le copier/coller des logiciels de dessin vectoriel et supporte le symbole Euro.” Et de conclure par “Qui utilise encore Fontographer ?”
C’est là où je ne serais pas aussi affirmatif… Effectivement, il y a des tas de produits beaucoup plus pros qui servent à des designers comme notre ami Jean-François Porchez.
Mais pour les autres, les obscurs qui ont juste besoin de bricoler une fonte à partir d’illustrator ou d’adapter une typo, etc. Fontographer avait au moins le mérite d’être assez facile (je mets des tas de bémols !) à utiliser…
D’ailleurs, les habitués retrouveront leurs petits…

Bon, je vous ai déjà parlé de Bill Bryson ici et là.
Oubliez les deux précédents ouvrages (enfin non !) et offrez-vous American Rigolos, ce concentré d’humour d’un très grand chroniqueur. D’abord, ce sont des nouvelles de 3 ou 4 pages que vous pouvez lire à votre rythme… Ensuite c’est fabuleusement bien écrit avec un humour dévastateur (j’ai bien dit grand chroniqueur, j’avais oublié autodérision) qui vous fera hurler de rire. Bon, sa critique des USA est féroce et analyse nombre de détails de l’americain way of life au quotidien.
Bref, féroce et tendre.
Alors, la question serait de savoir si toutes ces chroniques ne sont pas exagérées.
Malheureusement non. Bill Bryson met juste le doigt sur ce qui fait mal. Et c’est l’ironie et l’humour qu’il y met qui démontent l’absurde de certaines situations, la bêtise des politiques. D’autant que ses critiques sont généralement adossées à des citations très sérieuses qui démontrent que l’on peut rire de ce qui est réellement grave…
Sauf que souvent, on est assez atterré parce que l’on découvre, désespéré face à l’absence de réflexion sur les changements à y apporter fissa.
Ce qui revient fréquemment dans ses livres et ici plus encore, c’est la place hallucinante de la voiture dans la civilisation américaine, les Américains oubliant trop souvent l’usage de leurs jambes à la ville comme dans des paysages grandioses.
Idem pour la nourriture fast-food. Or, comme le signalait un papier de Libération du 24 mars 2005 d’Audrey SAVOURNIN : “Les Américains devraient vivre de moins en moins vieux, selon une étude publiée dans le New England Journal of Medicine du 17 mars. Si l’espérance de vie a atteint aux Etats-Unis le record de 77,6 ans en 2003, après deux siècles de progression, elle risque en effet désormais de reculer. En cause : l’obésité, qui accroît les risques de maladies cardiaques, de cancer et de diabète. Elle annulerait ainsi les gains de longévité assurés par les progrès de la médecine. Selon cette recherche, les 15 % d’obésité infantile menacent déjà de réduire l’espérance de vie des Américains de quatre à neuf mois. Et l’obésité, tous âges confondus, si elle se maintient à son niveau actuel, pourrait leur faire perdre de deux à cinq années de vie dans les cinquante ans à venir.”
Comment en est-on arrivé là ? La réponse se trouve aussi dans le livre de Bill Bryson…
Je regrette ne pouvoir vous livrer directement une chronique dans son intégralité aussi, essayez un moins un des trois livres traduits en Français de Bryson.
Chroniques d’un grand Pays
Bill Bryson
Petite Bibliothèque Payot
EAN : 9782228897310
9 € seulement !
Le site de l’auteur. Bon, les éditeurs de Payot, il reste pas mal de livres à traduire, au boulot !
NB : nous aussi, nous sommes étranges aux yeux des américains.
